Archive pour la catégorie '6) Revue de presse'

Traité modifié: 63% des Français pour un référendum

Samedi 27 octobre 2007

Le sondage du Financial Times :

Pensez vous qu’il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France : Oui 63% / Non 27% / Sans opinion 10%

Espagne : Oui 65% / Non 25% / Sans opinion 10%

Grande Bretagne : Oui 75% / Non 14% / Sans opinion 11%

Allemagne : Oui 76% / Non 19% / Sans opinion 5%

Italie : Oui  72% / Non 17% / Sans opinion 11%

Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre 2007

Source : Marianne

Une “carte bleue” européenne, sur le modèle de la carte verte américaine

Dimanche 14 octobre 2007

C’est, à en croire la Commission, la réponse au vieillissement de la population et au manque de main d’oeuvre qualifiée dans certains secteurs. La proposition détaillée sera connue fin octobre, mais le commissaire Franco Frattini en a révélé l’essentiel. Ce nouveau permis de séjour donnerait aux étrangers qualifiés retenus le droit de travailler dans l’UE pour une période de deux ans, renouvelable. “Nous voulons promouvoir à la fois la mobilité de personnes qui obtiennent légalement un travail et une coopération plus étroite avec les pays d’origine”, a déclaré Franco Frattini.

Pour décrocher ce sésame, trois conditions et pas des moindres : avoir un contrat de travail, des qualifications professionnelles et un salaire supérieur aux minimas. Commentaire de cet eurodéputé : “Je pense que le commissaire Frattini a raison dans son constat du problème démographique de l’Europe, mais je ne crois pas qu’il faille aujourd’hui changer les conditions d’immigration. Ce n’est pas de cette façon que l’on pourra résoudre le problème démographique de l’Union européenne.”

D’après les statistiques mises en avant par Bruxelles, plus de la moitié des immigrés originaires des pays méditerranéens, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord titulaires d’un diplôme universitaire vivent au Canada ou aux Etats-Unis, contre 5% en Europe.

Le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer a rejeté le projet de “carte bleue” de la Commission européenne qui sera présentée le 23 octobre 2007.

Source : EuroNews

Communiqué de presse de Paul-Marie Coûteaux

Samedi 13 octobre 2007

Ce vendredi 19 octobre 2007, jour de la  signature à Lisbonne du « mini-traité européen » (sic!) comptant 3080 pages.

OUI, FRANÇAIS, FAISONS RESPECTER NOTRE  NON !

Le jour où se tiendra à Lisbonne le sommet  européen au cours duquel sera signé le prétendu « mini-traité » Sarkozy  instituant une Constitution européenne

supranationale cachée dans un maquis d’amendements aux traités précédents, le mensuel souverainiste “L’Indépendance” dirigé par le député français au Parlement

européen Paul-Marie Coûteaux et le comité national ” Non-C-Non !” appellent  à un grand rassemblement public pour rappeler la victoire du Non (à 55% !) lors du

référendum français de 2005 sur  l’instauration de la Constitution européenne.

La manifestation aura justement lieu
Place des Victoires - Paris  2ème
ce vendredi  19 octobre à 18 heures
(Métro : Bourse ou  Palais-Royal).

Elle sera le point de départ d’une longue campagne de mobilisation des citoyens français qui exigent que soit  respecté leur vote et donc la démocratie en France.

NON, SARKO, LES FRANÇAIS NE SONT PAS DES VEAUX !

Alliot-Marie veut tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance

Samedi 13 octobre 2007

La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a indiqué, dans un entretien au Monde daté de samedi, qu’elle “compte tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance” en France “d’ici fin 2009″.

“La vidéosurveillance est une nécessité face au terrorisme et un atout contre l’insécurité”, déclare-t-elle au quotidien. “Je veux la développer”, ajoute-t-elle, et “je compte donc tripler le nombre de caméras en moins de trois ans, d’ici à la fin 2009, sur la France entière”.

Il y a 300.000 caméras de vidéosurveillance en France, selon les chiffres officiels de son ministère.

Elle réaffirme dans cet entretien son souci de faire de l’Intérieur “un grand ministère moderne de la sécurité intérieure utilisant les technologies les plus novatrices y compris la vidéosurveillance”.

Elle réaffirme également qu’elle sera “particulièrement vigilante à ce que la sécurité des Français soit toujours assurée dans le respect des libertés”.

Enfin, elle apporte des précisions sur la “direction de la prospective” qu’elle veut créer à l’Intérieur, qui doit s’adapter, selon elle, à l’évolution de la délinquance : “la disparition ou l’affaiblissement de partis extrémistes, à droite comme à gauche, risquent (…) de s’accompagner de la résurgence de groupes violents très radicaux”, fait-elle valoir.

“Nous devons anticiper”, dit-elle et “le rôle de cette direction sera de prévoir, en liaison avec les centres de recherche, ces phénomènes et de proposer les moyens d’y répondre”.

Source : AFP

L’Italie furieuse d’avoir moins d’eurodéputés

Samedi 13 octobre 2007

L’Italie a vivement réagi à la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen, adoptée jeudi 11 octobre par les eurodéputés, en séance plénière, pour la législature qui commencera après les élections de 2009.

Le Parlement compte actuellement 785 élus mais le nouveau « traité réformateur » européen, qui doit être en principe entériné lors du sommet des 18 et 19 octobre à Lisbonne, prévoit un plafond de 750 députés avec, pour chaque pays, un maximum de 96 et un minimum de 6.
Cette nouvelle répartition, qui tient compte de l’évolution de la démographie des pays membres ces dernières années, implique un décrochage entre le nombre de députés français, italiens et britanniques.

Lors du traité de Nice, qui avait prévu en 2000 de tenir compte de la démographie et avait donné à l’Allemagne le plus grand nombre de députés (99), la France, l’Italie et la Grande-Bretagne s’en étaient vu accorder 78 chacune, l’Espagne et la Pologne 54.
Dans la nouvelle composition adopté par le Parlement, le nombre de députés français recule, pour tenir comte de l’élargissement, mais avec 73, il devance celui des Britanniques (73) et des Italiens (72). Les députés ont tenu compte de l’augmentation des populations française et espagnole depuis 2000 et à l’inverse, de la diminution de celles de l’Italie et de la Pologne.

Gouvernement et eurodéputés confondus, les Italiens ont protesté, demandant de tenir compte des Italiens installés dans les autres pays au nom de la citoyenneté européenne. Le premier ministre Romano Prodi a laissé planer la menace d’un veto, tout en indiquant que la question n’empêcherait par l’adoption du nouveau traité.

Source : Le Monde

Les retraites de la RATP dans le collimateur de la Commission Européenne

Vendredi 12 octobre 2007

La Commission européenne a ouvert mercredi une enquête sur le système de financement des retraites de la RATP afin de s’assurer de sa compatibilité avec les règles communautaires sur le contrôle des aides d’Etat.

L’enquête de l’exécutif européen débute alors que les syndicats de la RATP ont lancé un appel à la grève pour le 18 octobre afin de protester contre l’allongement de la durée de cotisations de 37,5 ans à 40 ans d’ici 2012.

Les employés de cette société sont affiliés à un régime de retraites différent du régime général applicable aux salariés de droit privé, le financement de ce régime étant en partie aidé par l’Etat.

Le régime de retraite existant prévoit par ailleurs que les employés acquièrent des droits “spécifiques” qui vont au-delà des droits “de base” prévus par le régime général.

En janvier 2006, les autorités françaises ont engagé une réorganisation selon laquelle la gestion des droits “de base” serait adossée aux organismes de sécurité sociale de droit commun, la CNAV et l’AGIRC-ARRCO.

La gestion des droits “spécifiques” prévus par le statut des personnels de la RATP resterait de la responsabilité d’une caisse créée à cet effet en janvier 2006, la Caisse autonome des retraites de la RATP (CAR). L’Etat prévoit d’effectuer les paiements nécessaires pour garantir ces droits.

“Après une enquête préliminaire, la Commission conclut que cette réorganisation pourrait impliquer des aides d’Etat à la RATP, dont il faudrait le cas échéant évaluer la compatibilité avec les règles communautaires”, note l’exécutif européen dans un communiqué.

Il ajoute que toutes les parties prenantes, “y compris les concurrents à la RATP”, sont invitées à lui communiquer leur position, “tant sur les effets concurrentiels de la réorganisation envisagée que sur la contribution que cette réorganisation apporte à l’intérêt commun”

Source : La Tribune

Textile chinois : l’UE renonce aux quotas

Jeudi 11 octobre 2007

L’Europe et la Chine se sont mises d’accord sur l’épineux dossier du textile.
Les quotas à l’importation, qui avaient été imposés pour endiguer la déferlante de vêtements chinois sur nos marchés, vont être supprimés à la fin de l’année.

Fini les quotas sur les T-shirts, les pulls, pantalons, chemisiers et autres soutiens gorges en provenance de Chine. La Commission européenne a convenu avec Pékin qu’un système de surveillance sera mis en place au début de l’année prochaine. Les textiles chinois devront obtenir une double licence pour être expédiés chez nous, ils seront contrôlés à la sortie de Chine et à l’entrée dans l’Union européenne.

La fédération des industriels européens y voit un geste de bonne volonté de Pékin. Mais les producteurs belges restent inquiets. Il n’y a pas de dispositif d’alarme dans ce système, que fera-t-on si les produits chinois se remettent à déferler? Fédustria (qui représente les entreprises du textile, du bois et de l’ameublement) demande à la Commission de fixer des limites précises aux importations, sous peine de rétablir les quotas.

Elle souhaite aussi un contrôle plus sévère des articles contrefaits. Nos industriels se sont réorientés vers des textiles d’ameublement de haute qualité, mais les copies à bas prix des Asiatiques les privent d’une bonne part de leur chiffre d’affaire. La guerre commerciale n’est pas encore terminée.

Source : RTBF

Un euro fort pourrait freiner la croissance des pays de la zone euro

Jeudi 11 octobre 2007

La croissance économique des 13 pays de la zone euro pourrait connaître un ralentissement en 2008 en raison du cours élevé de la monnaie européenne, selon les prévisions du président de l’Eurogroupe (réunissant les ministres des Finances des Etats membres de l’UE), Jean-Claude Juncker.

Le cours élevé de l’euro pourrait entraîner un ralentissement de la croissance en 2008, lit-on dans le journal belge Le Soir citant le premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe.

Les prévisions de croissance économique de l’Union européenne émises en septembre par la Commission ont enregistré par rapport à celles de juin une légère baisse de 0,1%, pour atteindre 2,5%.

En ce qui concerne l’inflation, l’exécutif européen a relevé ses prévisions de 0,1% également, à 2,0%.

L’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovénie, la France et la Finlande font partie de la zone euro.

Source : Alterinfo

Les Parlements nationaux, grands perdants du futur traité européen

Mercredi 10 octobre 2007

Environ 50 nouvelles compétences vont être soit directement transférées par les Etats, soit passer de l’unanimité à la majorité qualifiée (62 nouveaux articles introduisent la MQ). En échange, les Parlements nationaux gagnent une curieuse procédure dite d’ “alerte précoce” qui se résume à un droit de protestation.
Les Parlements perdent un peu plus de pouvoir de légiférer.

Ce sont au total plus d’une centaine de compétences législatives et non législatives qui seront exercées par Bruxelles
, c’est à dire dans les conditions suivantes: monopole d’initiative de la Commission, vote à la MQ en Conseil, codécision du Parlement européen, monopole d’exécution de la Commission et sanction par la CJCE.

Il s’agit, surtout avec le caractère contraignant donnée à la Charte des droits fondamentaux qui constitue un transfert massif vers la Cour de Luxembourg, du plus important abandon de souveraineté jamais observé dans l’histoire de la construction européenne. 

Ce nouveau transfert s’accompagne d’ailleurs de la consécration de la jurisprudence communautaire affirmant la primauté absolue du droit européen même dérivé sur le droit national même constitutionnel, d’une part ; de l’octroi de la personnalité juridique à l’Union qui lui donne priorité absolue pour négocier dans ses domaines de compétences exclusive (lesquels sont nombreux), d’autre part. 

Magnanime, le traité leur donne un droit de… protester !

Le traité (Protocole n°1) prévoit, en “contrepartie”, si l’on peut dire, des dispositions sur la bonne information des parlements nationaux (c’est la moindre des choses), que celle-ci soit mieux détaillée, et transmise un peu plus tôt.

La coopération interparlementaire (COSAC) est par ailleurs élargie, mais toujours avec le Parlement européen. Une coopération des Parlements nationaux seuls risquerait en effet, aux yeux des fédéralistes qui ont rédigé le texte, de remettre en cause le monopole des institutions supranationales sur la décision européenne. Il n’y a en tout état de cause pas de quoi s’emballer : le rôle de la COSAC est de “soumettre des contributions” et d’organiser des conférences interparlementaires.

La plus grande supercherie réside probablement dans ce que les partisans du traité appellent pompeusement “le retour des parlements nationaux dans le processus législatif”, reconnaissant implicitement que le fait que 85% de notre législation soit “fabriquée” loin des enceintes démocratiques pose un sérieux problème…à la démocratie. 

Il s’agit d’un mécanisme nouveau dit de l’”alerte précoce”, par lequel les parlements auront en réalité seulement le droit de transmettre aux institutions leur avis préalable sur le respect, par un texte en préparation au niveau européen, du principe de subsidiarité (c’est à dire de ce qui leur reste de compétence).

Toutefois, il s’agit seulement d’un “avis” dont les institutions de l’UE “tiennent compte” et elles ne sont tenues qu’à un “réexamen” du projet, pas du tout à son retrait. Pour éventuellement bloquer un texte, l’article reprend la solution qui existe déjà : le recours à la Cour de Luxembourg (CJCE) par un Etat.

Enfin, l’alerte précoce ne s’applique qu’aux questions de subsidiarité (partage de compétences entre UE et Etats membres) non aux questions de proportionnalité (”l’action des institutions doit se limiter à ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs des traités”).

En clair, la Cour de Luxembourg reste le seul véritable maître de l’interprétation des traités (dont elle use avec zèle pour pousser sans cesse à la fédéralisation de l’Union), le seul véritable arbitre des compétences européennes. 

Nos parlements nationaux, eux, qui faute de peuple européen, demeurent les seuls sièges de la légitimité démocratique justifiant l’obéissance à la loi, deviennent des coquilles vides.

Pire, avec leur consentement.

Source : Observatoire de l’Europe

Sarkozy concrétise par quatre propositions sa volonté de retour complet dans l’OTAN

Mercredi 10 octobre 2007

Illustrant la volonté exprimée par le président français, Nicolas Sarkozy, d’un retour au sein de la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique, Paris a transmis le 3 octobre un document au Conseil de l’Atlantique nord (NAC) de l’OTAN pour “renforcer la transparence et la coopération entre l’UE et l’OTAN”, qui se décline en quatre propositions. Celles-ci doivent être présentées, le 12 octobre, au Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne.

La France propose qu’une “présentation systématique du programme et du bilan de la présidence” de l’Union européenne ait lieu au NAC et dans les différents comités de l’OTAN, avec la participation au Conseil atlantique du ministre des affaires européennes du pays exerçant la présidence de l’UE.

Paris demande ensuite “une pratique plus fréquente d’invitations croisées” du haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité, Javier Solana, au NAC, et du secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, au COPS, “pour présenter des domaines d’action pertinents”.

La France suggère d’autre part de développer les contacts de travail entre l’Agence européenne de défense (AED) et le Commandement allié pour la transformation (ACT), qui s’occupe également de programmes d’armement.

Elle souhaite enfin la mise en place “d’une procédure prédéfinie d’échange d’informations en cas de crise” entre le Centre euro-atlantique de réponse aux crises et le Centre de suivi et d’information (MIC, mécanisme de protection civile) de la Commission européenne. Le recours aux capacités militaires pour la réponse aux catastrophes humanitaires et naturelles resterait toutefois coordonné au niveau européen.

TROC DIPLOMATIQUE

Ces propositions, d’apparences techniques, prennent, dans le contexte du rapprochement atlantiste souhaité par Paris, une portée politique significative. Elles contrastent avec les positions traditionnelles de la France, qui a longtemps freiné la coopération institutionnelle entre l’OTAN et l’UE.

Elles illustrent la démarche du président français, basée sur une sorte de troc diplomatique : la France envisage de reprendre toute sa place au sein de l’OTAN, à condition que l’Alliance atlantique prenne davantage en compte le poids et l’influence des Européens, qu’elle se recentre sur sa vocation d’organisation militaire, que la France occupe des postes de responsabilité à la mesure de sa contribution militaire à l’Alliance, et enfin que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne cessent de freiner tout progrès de la défense européenne.

Ces dispositions ont été accueillies à l’OTAN comme de premières “mesures de confiance”, destinées à prouver les bonnes intentions de Paris. “C’est la manifestation que la France a quitté le camp de ceux qui disent non , comme la Turquie; c’est un pas en avant qui montre que Sarkozy veut concrétiser son intention politique”, estime un haut responsable de l’OTAN.

“L’atmosphère a nettement évolué depuis les propositions du président Sarkozy; on a le sentiment qu’il n’y a plus de tabou du côté français, plus de lignes rouges”, renchérit un diplomate britannique, qui reste dubitatif quant à un éventuel succès.

Source : Le Monde