L’Italie furieuse d’avoir moins d’eurodéputés
L’Italie a vivement réagi à la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen, adoptée jeudi 11 octobre par les eurodéputés, en séance plénière, pour la législature qui commencera après les élections de 2009.
Le Parlement compte actuellement 785 élus mais le nouveau « traité réformateur » européen, qui doit être en principe entériné lors du sommet des 18 et 19 octobre à Lisbonne, prévoit un plafond de 750 députés avec, pour chaque pays, un maximum de 96 et un minimum de 6.
Cette nouvelle répartition, qui tient compte de l’évolution de la démographie des pays membres ces dernières années, implique un décrochage entre le nombre de députés français, italiens et britanniques.
Lors du traité de Nice, qui avait prévu en 2000 de tenir compte de la démographie et avait donné à l’Allemagne le plus grand nombre de députés (99), la France, l’Italie et la Grande-Bretagne s’en étaient vu accorder 78 chacune, l’Espagne et la Pologne 54.
Dans la nouvelle composition adopté par le Parlement, le nombre de députés français recule, pour tenir comte de l’élargissement, mais avec 73, il devance celui des Britanniques (73) et des Italiens (72). Les députés ont tenu compte de l’augmentation des populations française et espagnole depuis 2000 et à l’inverse, de la diminution de celles de l’Italie et de la Pologne.
Gouvernement et eurodéputés confondus, les Italiens ont protesté, demandant de tenir compte des Italiens installés dans les autres pays au nom de la citoyenneté européenne. Le premier ministre Romano Prodi a laissé planer la menace d’un veto, tout en indiquant que la question n’empêcherait par l’adoption du nouveau traité.
Source : Le Monde

